Plan Mobilité 2026-2040 : Limas Ensemble pour l’Avenir dit oui, mais pas à n’importe quel prix

Le Plan Local de Mobilité de l’agglomération vient de passer devant le conseil municipal de Limas. Verdict des élus de la liste Limas Ensemble pour l’Avenir (LEA) : ni blocage, ni chèque en blanc.

Ce qu’ils valident

Les élus de LEA ne jouent pas l’opposition systématique. La prolongation de la ligne 155 jusqu’au collège, la nouvelle navette de centre-ville, le futur Car à Haut Niveau de Service vers Lyon, la baisse de vitesse sur l’A6 et ses 72 km d’aménagements cyclables, la mise en accessibilité de 92 arrêts de bus : autant de mesures jugées utiles, notamment pour un secteur qui reste le seul du territoire à dépasser les seuils réglementaires de pollution de l’air.

Ce qui coince

Sept réserves, du costaud :

  • L’argent d’abord. 181 millions d’euros annoncés sur 15 ans — mais la moitié dépend de financements non garantis, et la part que devra payer Limas n’est même pas chiffrée commune par commune. Le conseil municipal est invité à donner son avis les yeux bandés sur le montant de la facture.
  • Les vrais projets de Limas, renvoyés aux calendes grecques. Parking-relais, autopartage : à l’étude jusqu’en 2035-2040. Trois mandats plus tard. Sans garantie que ça se fasse un jour.
  • L’accessibilité de la voirie, en retard, sans date. Limas est pointée du doigt comme commune à la traîne — sans qu’aucune échéance ne soit fixée pour rattraper le retard.
  • Des objectifs ambitieux, des moyens flous. Faire passer la part du vélo de 1 % à 9 %, celle des transports en commun de 6 % à 15 % : sur le papier, oui. Avec quel financement soutenu dans la durée ? Pas dit.
  • La fin du péage, et après ? Sans la barrière de péage sur l’A6, le trafic va se reporter sur les routes communales. Le plan le sait, mais ne prévoit aucune parade.
  • Une consultation en catimini. Pas d’enquête publique, une simple procédure allégée, programmée en plein été — la période la moins propice pour mobiliser les habitants.
  • Un angle mort environnemental. Aucun avis d’autorité environnementale spécifique à ce plan n’apparaît dans le dossier — seulement des avis concernant le plan de SYTRAL.

Huit demandes concrètes

Les élus de LEA ne se contentent pas de pointer les failles :

  • les élus réclament la ventilation précise des coûts par commune,
  • une date ferme pour l’accessibilité de la voirie,
  • un point d’étape à mi-parcours devant le conseil municipal,
  • un traitement sérieux de la question du trafic de report,
  • la confirmation et la présentation rapide des aménagements de sécurité aux abords de l’école,
  • une consultation publique élargie avec une réunion à Limas,
  • la clarté sur l’avis environnemental manquant,
  • et la prise en compte du site Seveso Bayer et de la préservation du Bordelan dans le suivi environnemental.

La ligne des élus de LEA

Pas d’obstruction, mais pas de blanc-seing non plus. Le message est clair : le territoire a besoin de ce plan, mais Limas ne signera pas un chèque dont le montant reste à définir après coup.
Le maire a accepté que nos réserves soient annexées à l’avis du conseil municipal. Il a par ailleurs fait part de sa position, convergente avec la nôtre, quant à l’absence problématique de chiffrage des coûts pour la commune de Limas. Les élus de LEA ont donc émis un avis favorable.

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