À Limas, le second tour des municipales n’a pas débouché sur un plébiscite, avec 48,80 % des voix pour la liste « Vivre et agir à Limas » de Pascal Girin, loin d’une majorité large, dans une triangulaire où les deux oppositions représentent ensemble 52%.
Depuis, le nouveau maire affirme vouloir l’« apaisement » et la promesse de « rassembler », comme si un changement de ton suffisait à effacer une campagne qui a laissé des traces. La formule est jolie, mais la question reste entière : rassembler autour de quoi, et avec quelle méthode, quand la commune sort aussi divisée ?
Face à ce discours, les premières annonces ressemblent surtout à un kit de communication : mieux informer, accueillir les nouveaux arrivants, multiplier les réunions de quartier. Utile, indispensable même, mais encore faut-il que ces rendez-vous ne soient pas de la poudre aux yeux.
Dans ce contexte, l’opposition compte bien jouer les garde-fous. Limas Ensemble pour l’Avenir surveillera de près la traduction concrète des promesses et la réalité des actes, tout en appelant à un débat moins hystérisé, enfin, au service des habitants.
Cependant, le mode de scrutin municipal ne reflète pas fidèlement, au Conseil municipal, l’audience électorale réelle. Avec la prime accordée à la liste arrivée en tête, qui obtient la moitié des sièges au conseil, puis sa part de la moitié restante, l’opposition ne conserve que 6 sièges sur 27, alors qu’elle totalise 52 % des voix.
Mais ce mandat peut aussi être l’occasion de repartir sur de meilleures bases. La nouvelle majorité dispose d’une chance rare : prouver, dès les premières semaines, que le mot « rassembler » peut se traduire en actes concrets et en décisions lisibles.
Si les réunions de quartier et l’accueil des nouveaux habitants sont menés avec sincérité, transparence et suivi, ils peuvent devenir de vrais espaces d’écoute. En associant habitants, associations et oppositions à la priorisation des projets, Limas peut retrouver un climat plus serein et une énergie commune, centrée sur le quotidien : services, cadre de vie et solidarité.
Les prochains mois diront si cette promesse d’apaisement tient, mais une chose est certaine : la commune a tout à gagner à renouer avec une politique locale simple, respectueuse et tournée vers l’intérêt général.





